Le jogging de Marcel Proust à Cabourg

Cabourg vous propose un magnifique parcours de course à pied. Depuis l’incontournable Grand Hôtel vous découvrirez toute la Normandie déroulée dans un écrin : le bord de mer teinté « belle époque » sur la promenade Marcel Proust, les purs sangs sur l’hippodrome et une architecture touristique joliment réussie autour de Port Guillaume. Le chemin côtier de Dives, fouetté par les vagues, mènera les plus en forme d’entre vous jusqu’au sommet des falaises d’Houlgate.

Il faut s’échauffer les yeux en prenant le café dans le superbe restaurant du Grand Hôtel. Protégé derrière les élégantes baies vitrées perlées de bruine, on toise encore la mer écumante. Dans quelques minutes, il faudra faire preuve d’humilité, trottiner face au vent et se laisser réveiller par les embruns vivifiants.

Cabourg : Bourgade intime

Allez, je vous propose de sortir du palace côté jardin. Partez perpendiculairement à la mer vers le centre ville. Profitez de l’heure matinale pour déambuler à petite foulée « avenue de la mer ». La charmante rue commerçante de Cabourg vous appartient ! Elle s’anime à peine, les cafetiers installent leurs petites terrasses et les boulangeries répandent un parfum de viennoiseries. Filez tout droit jusqu’à l’hippodrome. Là ce sont les chevaux de courses, solidaires de votre effort, qui sonnent l’heure de l’entraînement. Leurs sabots nerveux font raisonner les pontons des vans qu’ils descendent bruyamment en hennissant.

Cabourg : ville célèbre

Tournez à droite. N’hésitez pas à empruntez le chemin aménagé qui serpente le long de la petite rivière de Cabourg, la Divette. Juste avant d’arriver à la route, faite demi-tour en rejoignant l’autre berge. Obliquez à gauche et retrouver la mer par l’avenue des tulipes. Vous voilà enfin sur la célèbre promenade Marcel Proust. Bien échauffé, je vous invite à dérouler un peu la foulée. Laissez-vous griser par cette longue ligne droite. Observez en alternance les villas « belle époque » qui défilent à votre droite, la mer éternellement ondulée qui s’épanche sur votre gauche et le dallage de céramique rouge, humide et luisant qui fuse sous vos pieds. Au loin la majestueuse façade du Grand Hôtel perce la brume. Bien réveillé cette fois, vous passez devant son restaurant. Certains d’entre vous, moins entraînés, plus fatigués, seront heureux de retrouver leur hôtel. Ils arrêteront leur footing et repasserons de l’autre côté de la baie vitrée. Ils pourront y savourer, sans culpabiliser, un copieux petit déjeuner. Les œufs et le bacon venus de la culture Britannique toute proche reconstruiront leurs muscles. Une grande variété de pains complets et traditionnels aura pour mission de refaire le stock d’énergie. Enfin, panières et salades de fruits se chargeront de la moisson de vitamines.

Cabourg : sauvage et rutilant

Les plus courageux, les plus affûtés doivent absolument atteindre l’autre extrémité de la promenade Marcel Proust. Tout au bout se trouve une étonnante langue de sable qui sépare la mer de l’embouchure de la Dives. Prenez le chemin qui en fait le tour. En quelques pas, vous quittez la civilisation. Ce n’est qu’à sa pointe, lorsque vous changez de rive, que vous découvrez, de l’autre coté du fleuve, Port Guillaume.

Ce nouveau quartier est d’une architecture plutôt bien réussie. Petites maisons de pêcheurs joliment colorées s’y entremêlent en alternance avec des immeubles au style Normand. Les plus critiques diront que l’aspect rutilant leur évoque un peu Disney Land. Qu’importe ! Allez voir ! Faites vous votre idée ! Rejoignez Port Guillaume par le pont piétonnier qui enjambe la Dives. Tournez à gauche, suivez le chemin en terre battue propret situé entre les maisons et le fleuve. A l’extrémité vous rejoignez le port de plaisance. Les voiliers alignés font cliqueter leurs gréements. Rêvant de revoir la mer, il tente, en vain, de réveiller leur propriétaire parisien dormant encore face au bassin ! Le joggeur lui profitera de ce claquement pour rythmer sa foulée.

Cabourg et ses belles voisines

A l’autre bout du port, vous retrouvez un peu d’authenticité. Vous croisez un vrai magasin de pêcheurs et vous vous engagez sur le chemin pierreux qui longe la mer jusqu’à Houlgate. Le ressac des vagues et la bruine s’associent pour vous rafraichir les pieds : vous avez l’impression de courir sur les flots. Plus loin votre fil d’Ariane macadamé s’immisce dans le sable humide et traverse la plage. Vous voilà à Houlgate, sur le carrelage rouille de la jolie promenade Rolland Garros. Comme un ersatz de sa célèbre voisine dédiée à Marcel Proust, elle s’étale avec plus d’humilité au niveau de la mer. Lorsqu’elle se termine, prenez la première rue à gauche puis, sur la droite le « rue des 100 marches » : vous commencez à gravir la falaise. Continuez à grimper la route puis le chemin qui mène à la table d’observation. Vos jambes ralentissent, votre souffle s’accélère. C’est fait, vous êtes au sommet, vous dominez la baie.

Cabourg : retour vers le Palace douillet

Enivrez par le bonheur de l’effort et le plaisir des yeux, vous localisez au loin votre superbe Hôtel devenu minuscule. Comme la chèvre de monsieur Seguin, vous vous inquiétez : « Comment vais-je pouvoir me faufiler dans une bâtisse apparemment si petite ? ». Mais le souvenir d’une vaste chambre délicieusement rétro et de sa grande salle de bain tiède et douillette, vous fait basculer vers le demi-tour. Vous dévalez tout droit, la grande pente menant à la rue commerçante d’Houlgate. Les jambes raidies par la fatigue tapent un peu mais vous prenez de la vitesse. Arrivé « rue des bains », à l’heure où les amoureux en week-end gagnent les terrasses de café, vous êtes fier de croiser un regard surpris et admiratif. Au sortir d’Houlgate, reprenez le chemin du bord de mer. En sens inverse le paysage se métamorphose. Port Guillaume émerge des flots. Son pont piétonnier et la promenade Marcel Proust vous attirent. Une dernière petite accélération vous mène au Grand Hôtel. Un peu de marche pour récupérer, quelques étirements face à la mer et vous frissonnez un peu. Rejoignez votre palace, allez vous réchauffer et somnolez dans un grand bain puis faites vous monter le petit déjeuner !

Le parcours complet est d’une quinzaine de kilomètres. Les deux derniers tiers s’effectuent sous forme d’aller retour. 

Source http://www.sportsante.info/le-jogging-de-marcel-proust/

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